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Acción, Biográfico, Comedia, Deporte, Drama

MARTY SUPRÊME

Film de Josh SAFDIE et Ronald BRONSTEIN, États-Unis, 2025

Critique de Véronique GILLE

Durée: 149 min.

Année: 2025
Pays USA
Réalisation: Joshua Safdie
Scénario: Ronald Bronstein, Joshua Safdie

Musique: Daniel Lopatin
Photographie: Darius Khondji

Interprétation:Timothée Chalament, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion, Abel Ferrara, Tyler the Creator, Penn Jillette, Kevin O’Leary, Musto Pelinkovicci, Fran Drescher, Sandra Bernhard, Spenser Granese, Tyler Diamond, John Keating,…
Genre:   Drame. Comédie. Biographie. Sport. Ping-pong

     Marty Suprême est un des films les plus divertissants de ce début d’année. Il parvient à renouveler les mécanismes de la comédie dramatique toutes les dix minutes et à enrichir ses enjeux jusqu’au climax. Les réalisateurs s’amusent à titiller la patience ou l’impatience des spectateurs pour leur faire croire qu’ils peuvent deviner sans problème le déroulement du film. Leur potion magique : insuffler rebondissements multiples dans un récit qui dévoile beaucoup d’indices en cours de route, mais qui s’avère réalisé avec brio. Le film est donc amusant, rythmé, très rythmé même si l’ensemble reste un peu trop ludique.

     Vaguement inspiré de la vie du champion de tennis de table américain, Marty Reisman, son scénario est bien troussé et agréablement épicé par des idées cocasses et des clins d’œil qui semblent prétexte à taillader le système hautain des classes sociales américaines, au gré d’une intrigue parfois joyeusement compliquée. Le ton peut être grinçant -le film débute en 1952 en plein maccarthysme- et jubilatoire à la fois. Cette séduisante mosaïque au casting émérite : le film brille par l’enthousiasme de son acteur principal, le franco-américain Timothée Chalamet dans le rôle de Marty Mauser et la sobrement belle Gwyneth Paltrow, est un pur divertissement pour tous.

      Pas d’esbroufe à tire-larigot, pas de gadgets à tout va -nous sommes dans les années cinquante-, il reste un film, justement. Les spectateurs entrent tout de suite dans le vif du sujet  et c’est du rythme qui les attend tout au long du film. Tout est donc possible au cinéma…, même prendre plaisir à regarder un film commercial, même à oublier un développement de l’intrigue pas toujours des plus limpides ; le relief donné aux deux protagonistes (une actrice vieillissante sur le déclin et un sportif jeune en pleine ascension) compense largement. Certaines scènes sportives sont impressionnantes, mais précisément ce film est aussi un spectacle.

      Un instantané plein de surprises qui instaure la dominance d’un Timothée Chalamet en pleine veine, particulièrement dans les dialogues fins et malins, par instants presque décapants pour leur franchise. Les scènes d’action ne coupent pas le souffle, mais sont souvent amusantes car l’audace du personnage principal s’avère payante. Des plans-séquences, des plans américains, des gros plans, nombreux, une certaine profondeur dramatique et une touche de “fun” qui ne pouvait manquer, le tout agrémenté d’une bande-son fidèle à l’époque et attrayante malgré un son parfois fort.

       Seul grand bémol est la représentation peu flatteuse des personnages féminins -la mère de Marty et le personnage de Rachel-. Les réalisateurs auraient-ils introduit dans le film leur univers fait d’affects et de perversions maternelles ? Quoi qu’il en soit, le film propose quelques tours de force, multipliant les rebondissements et véhiculant des émotions inattendues dans un subtil mélange d’action, de spectacle, d’humour, de profondeur. C’est un film qui contient assez de cinéma pour combler toutes les attentes. Service gagnant pour les réalisateurs et les interprètes dans leur ensemble !

Marty Supreme – Critique_version espagnole

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