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Amistad, Comedia, Drama, Infancia

FLIES

Film de Fernando EIMBCKE, Mexique, 2026

Critique de Véronique GILLE

Durée: 102 min.

Année: 2026
Pays: México
Réalisation: Fernando Eimbcke
Scénario: Vanesa Garnica, Fernando Eimbcke
Músique: Camilo Lara
Photographie: María Secco

Interprétation: Teresita Sánchez, Bastian Escobar, Hugo Ramírez, Enrique Arreola
Genre: Drame. Comédie. Amitié. Enfance.

        Dès les premières scènes, tout est prévisible. Le cinéaste appuie presque scolairement sur des symboles éculés – la logeuse ringarde, psychorigide, buvant du vin en regardant la télé, le père sympathique et inventeur de jolies histoires, le fils de neuf ans vif et intelligent -. Le film commence à être enfin un peu plus intéressant au moment où il se termine, soit à l’instant où les personnages vont sortir des clichés où ils étaient enfermés depuis le début. Le terne général du film en noir et blanc, une architecture carcélaire comme décor avec ses lignes verticales et obliques comme décor concourent à l’échec de ce long-métrage qui aurait pu être un bon court-métrage.

      L’entassement des poncifs et des clichés, malgré quelques menus détails voulus humoristiques, étouffe le film tout comme la tonitruante et terrifiante bande-son qui accompagne les scènes de jeux vidéo dont Christian, le jeune garçon, est friand. Pris entre l’ennui et le malaise, on reste alors spectateur d’un film en train de se construire, toujours conscient des ficelles : un film inabouti. On découvre la médiocrité du quotidien, la vie avec ses drames sur des images où les personnages disent des mots et ont des gestes qui sonnent faux.  C’est un film auquel on ne croit pas. Fernando Eimbcke semble éviter constamment son vrai sujet – le motif humain – en préférant des petits faits dans un scénario décousu où tout est satellisé.

       D’une part, le réalisateur utilise beaucoup trop d’éléments pesants pour faire de son drame un film appréciable et regardable. D’autre part, on ne comprend pas toujours la multiplication des plans dans certaines scènes : la volonté de montrer l’environnement des personnages, de souligner chaque regard, chaque expression devient rapidement lassante. L’abondance des plans en tous genres : gros plans, plans américains ou rapprochés, panoramas semble remplir un vide narratif. Le film recèle quelques petits moments d’émotion sans les tenir sur la longueur, la faute à trop d’éparpillements cinématographiques. Une coquille qualifiée de comédie dramatique, mais vide.

FLIES – Critique version espagnole

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