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Comedia, CRIMEN, Drama, Familia, Thriller, Venganza

COMMENT FAIRE UN MALHEUR

Film de John PATTON FORD, États-Unis, 2026

Critique de Véronique GILLE

Durée: 105 min.

Année:  2026
Pays: Royaume-Uni
Réalisation: John Patton Ford
Scénario:  John Patton Ford
Musique: Emile Mosseri
Photographie: Todd Banhazl

Interprétation: Glen Powel, Margaret Qualley, Ed Harris, Jessica Henwick, Zach Woods, Topher Grace, Raff Law, Bill Camp, James Frecheville, Nell Williams, Sean Michael, Martin Munro, Ethan Saunders, Andre Jacobs, Stevel Marc, Loulou Taylor, Robert Hobbs, Bianca Amato, Maggie Toomey, Gabe Gabriel,
Genre:   Drame. Comédie. Policier. Thriller. Famille. Remake

     Disons-le sans fioritures : le film du cinéaste américain, John Patton Ford, fera-t-il un malheur et remportera-t-il un succès retentissant ? Rien n’est moins sûr. Si nous devons résumer le film, nous dirons que c’est un One-Man-Show de Glen Powell, acteur principal et… producteur du film en question. C’est bien simple : il n’y en a que pour lui. C’en est presque gênant. Dès les premières images, ce condamné à mort emplit l’écran dans son uniforme blanc,  dégustant son dernier dessert au chocolat, faute de vanille et se confessant à un prêtre transparent. Becket Redfellow, enfant naturel, a traqué les membres de sa famille afin de s’approprier l’héritage qui a été refusé à sa mère en commettant quelques petits meurtres entre prochains et il attend son heure.

     Avec son scénario simpliste, le film s’essouffle vite, sombrant dans le travers de la médiocrité généralisée. C’est une comédie foireuse parce qu’elle consiste à croire qu’un acteur connu peut produire un bon film avec sa seule présence qui aura au moins la constance d’être intégralement piètre au long du film. Il y a pas mal de vide derrière ce film terne qui laisse une impression de grande vacuité et d’un beau gâchis, clip géant à la bande-son tonitruante et envahissante, saluant l’acteur à la mode du moment. Bande-son et scènes ne sont pas consubstantielles et n’ont pas de lien, car le scénario est décousu et gonflé autour du seul protagoniste et les plages musicales ne font pas illusion.

     Le film peine vraiment à convaincre et ses personnages sont à côté de la plaque. Ce n’est pas souvent drôle. De plus, les clichés ressassés des personnages – la gentille potiche Ruth, la méchante potiche Julia, le demi-frère fêtard et addict, la tante psycho-rigide et j’en passe… – empêchent le film de décoller. Trop de facilités et un manque d’ambition certain. Le spectateur peut s’irriter tandis que le film se vautre dans les écueils du genre. C’est une comédie poussive qui ne se révèle pas aussi mordante dans sa dénonciation selon laquelle il faut faire payer les riches. (Très) pâle copie du sublime Gary Grant dans la plupart de ses interprétations, l’acteur Glen Powell court en vain après sa verve comique dans ses mouvements de sourcils, englué dans un horizon filmique aux airs de spot publicitaire.

     Bref, ce n’est pas un plaisir de l’esprit. Comme souligné auparavant, on ne peut pas prétendre que les prestations des acteurs soient à la hauteur d’une comédie policière, mais encore aurait-il fallu donner de l’épaisseur à leur personnage. La réalisation elle-même est mauvaise, le cinéaste ne parvient pas à rendre une scène d’action haletante. Il est clair qu’en filigrane, il s’agit de flatter la défiance naturelle de l’auditoire vis-à-vis de l’autorité (ici, représentée par le grand-père) : tout le monde aime voir gagner David dans son combat contre Goliath. Il n’en reste pas moins que la seule valeur du film est qu’il n’en a aucune.

COMMENT FAIRE UN MALHEUR– Critique_ version espagnole

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